Psychothérapie

Les psychothérapies sont un ensemble pratiques nées à la fin du XIX e siècle issues de l'hypnose puis de la psychanalyse à soigner psychiquement des souffrances psychiques dans le cadre d'une relation à un psychothérapeute.



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Psychothérapie

Les psychothérapies (thérapies de la psyché) sont un ensemble pratiques nées à la fin du XIXe siècle issues de l'hypnose puis de la psychanalyse à soigner psychiquement des souffrances psychiques dans le cadre d'une relation à un psychothérapeute. Cette souffrance peut se manifester par des symptômes comme les névroses, les psychose, les dépression, l'anxiété ou par des troubles et/ou du comportement (alimentaire par exemple). Les approches sont nombreuses et correspondent à des références théorico-cliniques particulièrement différentes ou alors contradictoires.


Dans l'enseignement public, l'activité psychothérapeutique est rattachée à la psychiatrie (science médicale) ainsi qu'à la psychologie (science humaine). En France selon une loi d'août 2004, elle relève d'une formation universitaire de troisième cycle, c'est-à-dire du titre de «psychologue clinicien» surtout (Licence + Master I + Master II) ou bien de celui de docteur en médecine (psychiatre). Les possesseurs de ces titres sont en effet reconnus comme étant psychothérapeutes de droit, en attendant le décret qui précisera les qualifications minimales requises en psychopathologie pour les psychothérapeutes ayant d'autres formations. Selon les pays, le titre de psychothérapeute est ou n'est pas protégé et , dans ce cas, tout un chacun peut se prétendre psychothérapeute.

La psychothérapie est différente du counseling ou du coaching en vogue dans les pays anglo-saxons et qui ne présuppose ni formation universitaire ni formation à la psychopathologie, quoique ces activités soient quelquefois exercées par des psychologues et/ou des psychiatres de formation.

Éléments d'histoire des psychothérapies

Portrait de Mesmer.
Une séance d'hypnose en 1887.

Le mot psychothérapie est né à la fin du XIXe siècle[1] en Allemagne[2]. Mais les malaises psychologiques étaient déjà connus des Grecs[3]. A la fin du XIXe siècle, les progrès de la médecine et de la psychologie vont permettre le développement scientifique de techniques proprement psychothérapeutiques. Ces progrès sont sans cesse remis en cause, certainement du fait que la souffrance psychique n'est que pas ou peu objectivable, à l'opposé de la souffrance physique qui s'est vu consacrée.

Nous pouvons repérer plusieurs périodes dans l'histoire de la psychothérapie[4] :

La principale découverte de Sigmund Freud est celle de l'existence de l'inconscient et celle de la sexualité infantile, uil est le créateur de la psychanalyse. Les conflits inconscients — résultant d'une dualité pulsionnelle — ne sont pas accessibles à la cure et doivent être mis à jour et élaborés durant le traitement psychanalytique. C'est une des première fois dans l'histoire qu'on utilise scientifiquement la parole comme vecteur thérapeutique de manière aussi codifiée. Cet axe Paris - Vienne alors créé est particulièrement fécond à l'époque. En France, c'est entre autres sous l'impulsion de René Diatkine, de Serge Lebovici et de Françoise Dolto que la psychanalyse des enfants est devenue réalité[6].

Considérations éthiques : psychothérapie et risque d'emprise

Icône de détail Article détaillé : Éthique de la psychologie.

Les psychothérapeutes sont soumis à des règles éthiques strictes dans leur pratique. Les patients, des personnes en difficulté, sont vulnérables. Il est surtout indispensable de veiller à respecter identité des patients, confidentialité des échanges, attitude neutre du thérapeute, non-jugeante, non-directive et bienveillante. Même si la majorité des praticiens sont de bonne foi, le danger sectaire chez de «faux praticiens» n'est pas négligeable, du fait de la position du psychothérapeute. En effet, «le domaine de la psychothérapie est un terreau propice aux dérives sectaires» [7], car entre le patient et le psychothérapeute se noue une relation spécifique, que les psychanalystes nomment transfert, qui fait que le patient peut développer des sentiments extrêmement forts (d'amour, de haine, de soumission, etc.. ) envers son psychothérapeute. Il est alors indispensable que ce dernier ait une formation et une éthique rigoureuses pour éviter que ne se mette en place une relation d'emprise, comme on peut l'observer avec les gourous. Un certain nombre de conseils peuvent être donnés à qui souhaite entreprendre une psychothérapie :

Les différentes approches et techniques actuellement

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, le nombre d'approches psychothérapiques a crû de manière particulièrement importante. Actuellement, il existe trois groupes de psychothérapies sur lesquelles portent la quasi-totalité des études réalisées : les psychothérapies psychanalytiques (et celles qui en dérivent), les thérapies cognitivo-comportementales et les thérapies systémiques. De nombreuses autres thérapies sont apparues ensuite, certaines basées sur des théories qui n'ont reçu aucune évaluation, se constituant en petits groupes autour d'un gourou. On compte actuellement plus de 300 théories[8] de la psychothérapie sans aucune base théorique commune. Seules quelques-unes ont fait l'objet d'évaluations selon le modèle scientifique : les thérapies psychanalytiques, cognitivo-comportementales, systémiques et EMDR.

Bases communes
Au premier plan de gauche à droite : Sigmund Freud, Stanley Hall et Carl Gustav Jung; au second rang Karl Abraham, Ernest Jones et Sandor Ferenczi devant la Clark University (Massachusetts) en 1909.

La théorie utilisée dans cette approche a été découverte par Sigmund Freud. Elle vise à mettre au jour, dans le cadre d'une relation dite de transfert les causes et mécanismes inconscients d'une souffrance psychique qui peut se traduire par des conduites symptomatiques : hystérie, phobie, névrose obsessionnelle, névrose traumatique, dépression, psychose, perversion… On différencie la «cure type», classique (nombre de séances hebdomadaires — 2 à 4 —, patient allongé sur un divan, paiement des séances…), de la psychothérapie d'inspiration psychanalytique (face à face, intervention de la Sécurité Sociale quand elle est pratiquée par un psychiatre). Cette dernière peut durer de quelques séances (psychothérapie brève) à plusieurs années. La cure type s'effectue sur plusieurs années. C'est un travail en profondeur qui met en avant la motivation du patient et son désir d'aller mieux et d'être lui-même au plus profond de son malaise ou mal-être.

La souffrance psychique résulterait de la condition d'être humain qui serait confronté à un conflit complexe entre des interdits parentaux intériorisés (surmoi), des idéaux (idéal du moi) et les pulsions (ça).

Avec l'adulte comme avec l'enfant, la neutralité bienveillante, ou réserve empathique du psychanalyste, l'accueil inconditionnel de ce que le patient amène en paroles, ou quelquefois en actes, la discrétion du thérapeute comparé à ce qui se passe en séance sont essentiels. Elle crée les conditions d'une parole libre. Le psychothérapeute ne peut par conséquent pas rapporter sa parole à un autre même si, bien bien entendu, le patient peut parler de sa psychothérapie à qui bon lui semble.

L'attention flottante et la neutralité bienveillante que l'analyste est censé observer, lui permettent de produire une facilitation à la parole et une interprétation de celle-ci, sans jugement de valeur. L'analyse du transfert est capitale pour comprendre ce qui se joue dans la séance, elle est par conséquent la clé de voûte du changement thérapeutique des approches psychanalytiques.

Les psychothérapies psychanalytiques veulent différer des autres psychothérapies en voulant diminuer au maximum les effets de la suggestion et ne pas viser une adaptation du sujet à une norme ou un parfait. De fait, il est envisageable de s'interroger sur la faisabilité d'un tel «idéal». En effet, le patient se trouvant régulièrement allongé dans le silence, il se produit par conséquent un état de transe plus ou moins grand. Dans le cas où le psychanalyste parle peu, toute parole, bruit, raclement de gorge prendrait aussitot, du simple fait de sa rareté, une valeur signifiante. De plus, s'il n'est pas suffisament inventif, le thérapeute pourra faire des interventions en accord avec sa propre grille de lecture psychanalytique. Fréquemment, celle-ci est beaucoup disponible dans le public, l'analysant pourra être tenté d'y chercher l'explication de l'intervention. Il est bien certain que la suggestion n'est pas directe ou voulue, comme dans l'hypnose, mais elle existe quelquefois tout de même. «Est-il envisageable qu'une psychothérapie ne soit pas peu ou prou une adaptation au monde extérieur. Les psychanalystes souhaitent que son effet opérationnel, en fin de traitement, soit un ordre retrouvé dans l'image du corps du sujet et dans l'axe de ses désirs allant des émois des stades archaïques les plus anciens, les plus originels, jusqu'aux émois de l'époque actuelle où s'organisent ses pulsions sexuelles inconscientes génitales» (Dolto). Il s'agirait d'accompagner un sujet dans l'appropriation de sa vie psychique inconsciente, et par là, dans l'épanouissement de ses potentialités créatrices.

La psychanalyse elle-même (cure-type)
Icône de détail Article détaillé : Cure psychanalytique.
Divan (celui de Freud) utilisé lors d'une cure-type.

Lors d'une cure psychanalytique, l'analysant (patient) est invité à s'allonger sur un divan de telle façon qu'il ne puisse pas voir le psychanalyste. Cette position serait propice à la détente, ainsi qu'à la régression. Elle favorise la mise en place de la condition optimale donnant la possibilité l'accès à la mémoire infantile, aux rêves et en particulier à l'association libre. Cette dernière est la première des règles principales avec celles de l'abstinence.

L'action thérapeutique du psychanalyste se joue dans l'analyse du transfert et contre-transfert. Le thérapeute se veut ici le moins interventionniste envisageable, en facilitant et respectant la parole du patient, par conséquent le surgissement progressif de son inconscient.

La psychothérapie psychanalytique individuelle

Basée sur la cure-type, la psychothérapie psychanalytique individuelle peut différer de celle- ci sur un ou plusieurs points, tels qu'un entretien fait en face à face, et/ou l'intervention du thérapeute de manière plus directive par exemple. Par conséquent, elle peut s'appliquer à davantage de patients présentant des troubles variés, puisque la technique peut leur être adaptée. Ces modifications de la cure-type dépendent «en fait de l'organisation psychopathologique dont il s'agit et , dans une certaine mesure, du style et de la personnalité de l'analyste.»[9]

Le Psychodrame psychanalytique

Le psychodrame psychanalytique comprend un système rassemblant plusieurs thérapeutes psychanalystes. Il peut être "individuel" (un seul patient est reçu par le groupe) ou bien "de groupe" (plusieurs patients reçus). Les patients peuvent être des enfants, des adolescents, ou des adultes. L'indication est posée soit pour des patients trop inhibés pour faire face à la charge d'angoisse d'une psychothérapie individuelle, soit pour des enfants trop agités.

Techniquement, le système fluctue selon le type de psychodrame. Lors des psychodrames individuels, l'attention des soignants se portent en particulier sur le patient, dans les psychodrame de groupe, les effets goupaux sont aussi observés avec attention et interprétés.

Une histoire élaborée dans l'espace de parole est jouée dans l'espace de jeu. Le protagoniste (ie celui qui a proposé l'histoire) choisit des ego auxiliaires dans le groupe d'enfants et dans le groupe de thérapeutes. L'analyste de groupe dirige le jeu, l'interrompt au moment qui lui semble le plus judicieux, propose des changement de rôle et de direction. Le jeu est pris comme un rêve et interprété comme tel.

Les psychothérapies psychanalytiques, qu'elles soient groupales ou non, avec médiateur ou non, ont ceci de commun qu'elles visent toutes à analyser le niveau inconscient (conflits, fantasmes). Les difficultés du patient sont comprises comme tout autant d'expressions de leur vie inconsciente, et sont par conséquent à ce titre précieuses car elles sont les ambassades de sa vie inconsciente. Le transfert du sujet, sur le cadre et le thérapeute, c'est-à-dire la réédition de conflits anciens, est utilisé ici et désormais pour traiter ce qui, du passé, ne passe pas.

La psychothérapie psychanalytique de groupe (familiale)

Cette thérapie est basée sur l'analyse de la relation transférentielle entre les membres du groupe (famille), et entre la totalité de ce dernier et le thérapeute, sous tendus par les fantasmes inconscients communs au groupe. Il ne faut pas confondre cette thérapie familiale qui reste psychanalytique, avec les thérapies familiales systèmiques, dans lesquelles le travail thérapeutique s'effectue selon un paradigme bien différent.

La thérapie de groupe peut se définir comme une procédure visant à réunir un certain nombre de malades de manière à ce que leurs interactions soient une aide et une fin thérapeutique. Le nombre de malades est généralement une dizaine, et tous, sont sous l'encadrement d'un ou de plusieurs thérapeutes. L'objectif étant que les phénomènes conscients et inconscients qui s'établissent entre les membres du groupe aient une influence thérapeutique sur l'individu lui-même. (Palmade. G 1998) C'est à dire les facteurs présents dans la dynamique de groupe permettent un progrès de l'état du malade. Le vie dans le groupe influe et soigne l'individu dans son propre vécu par des processus de socialisation, d'identification respectifs au groupe qui permettent une resocialisation.. Et ce, tout en gardant comme principe l'individuation de la personne. La psychothérapie de groupe n'est pas une méthode plus superficielle que le traitement en psychothérapie individuel. Les participants peuvent atteindre une profondeur de vécu non accessible en psychothérapie individuelle. Cette dernière fait plutôt apparaître des rapports avec des personnes individualisées lors du traitement. (De Schill 1973)

Le terme "psychothérapie" a été utilisé pour la première fois en 1803 par Reil à titre d'ébauche. (Guimon. J 2001) Cette psychanalyse érigée par Freud laisse place à de nombreuses catégories de psychothérapies : psychothérapies psychanalytiques, individuelles mais également les psychothérapies analytiques groupales. Ces thérapies sont basées sur les relations d'objets, la psychologie du Moi et du Self. Mais également sur l'analyse de la relation transférentielle entre les membres du groupe et entre ce dernier et le thérapeute. Relation sous tendues par les fantasmes inconscients communs au groupe.. C'est avec les outils issus de la psychanalyse que les progrès vont être les plus remarquable dans la psychothérapie de groupe. En 1905 Pratt est le premier à établir la thérapie de groupe comme méthode de traitement. Pratt en 1956 présentait ses travaux sous le nom de psychothérapie de groupe. Entre ces deux dates et surtout à partir de la Deuxième Guerre mondiale que l'avancée de la psychothérapie de groupe a été fulgurante. Burrow introduit le terme analyse de groupe en 1918. En 1931, L. G. Marsh utilise la méthode de refoulement de l'inspiration et de théorie du milieu. Suivront d'importants apports comme ceux de Bion : la situation émotionnelle du groupe était identique aux premières étapes du développement du Moi (dans la lignée de Klein). (De Schill 1973) D'autres toujours, sont issus de la psychosociale (LE BON) ont joué un rôle important dans l'établissement de la (et des ) psychothérapie (s) de groupes telles qu'on les connaît actuellement.

-De SCHILL. S; 1973 la psychothérapie de groupe; PARIS; Presses Universitaires de France -GUIMON;J; 2001; Introduction aux thérapies de groupe; PARIS; Masson -PALMADE. G; 1998; La psychothérapie; PARIS; Que sais-je; PUF

La psychothérapie psychanalytique des enfants

Icône de détail Article détaillé : Psychanalyse des enfants.

Les groupes avec médiateurs sont le plus fréquemment proposés à des enfants jeunes, dont les capacités d'élaboration doivent être soutenues. Elles le sont de deux façons : par le groupe, dans lequel l'enfant peut se fondre ou prendre le risque de se détacher ; par le médiateur, qui prête sa forme à la représentation de fantasmes ou de conflits. L'exemple type est l'atelier conte, dans lequel un couple de psychothérapeutes raconte une histoire à un groupe d'enfants, histoire qui est ensuite jouée «en semblant». Le conte donne au groupe une représentation d'une situation conflictuelle et les moyens d'en sortir. Le jeu autorise l'enfant d'en expérimenter de nouvelles, d'achopper sur des difficultés prévues ou non, ou de répéter inlassablement la même chose. Le système est en lui-même une interprétation : un couple et un groupe d'enfants rappellent la situation commune : nous venons tous d'une famille, nous avons tous des liens transgénérationnels, et cela nous pose des problèmes à tous. Les conflits sont représentés d'une façon plurifocale : dans le conte, dans le jeu, dans le groupe. Il y a par conséquent une série d'enveloppes qui permettent de contenir et d'inscrire les différentes problématiques. Ces espaces sont représentés par la différence «espace du conte» et «espace du jeu».

La psychologie analytique

Icône de détail Article détaillé : Psychologie analytique.
Jung en 1912.

La psychologie analytique est une approche jungienne. Comme l'approche psychanalytique elle analyse les rêves de l'analysant (le patient), mais s'en distancie par les concepts sous jacents. Il ne s'agit pas tant de permettre la levée d'un refoulement, que d'amener l'analysant à prendre conscience des exigences de ses dynamismes inconscients afin qu'il puisse librement se déterminer entre les exigences internes (de l'inconscient) et externes (ses investissements moïques du monde). Cette démarche n'exclut pas l'analyse de la sexualité infantile, mais ne se centre pas directement sur elle . Elle implique aussi une vision du transfert (psychanalyse) où analyste et analysant (patient) partagent un même réseau interprojectif.

L'approche cognitivo-comportementale

Elle résulte de l'association des thérapies comportementales et des thérapies cognitives qui ont comme base des théories de la psychologie dite scientifique. Les thérapies comportementales ont par conséquent pour socle théorique d'une part les théories du conditionnement (béhaviorisme) et de l'apprentissage social (Albert Bandura), d'autre part les théories de la cognition (psychologie cognitive). L'objectif est la guérison symptomatique : la phobie, l'obsession, l'addiction, le délire sont des symptômes cibles, résultant d'un désordre biochimique ou d'un mauvais apprentissage qu'il convient de faire disparaître. Le thérapeute utilise pour ce faire l'immersion durable dans la situation pathogène, l'aversion, l'inhibition réciproque, le renforcement positif et négatif. Les thérapies cognitives s'inspirent des théories de la psychologie cognitive. Leur visée est la «restructuration cognitive». Les «schémas cognitifs» sont stockés en mémoire et reconnus comme déterminés par les prédispositions biologiques innées et l'apprentissage. Ils sont activés par des stimulations ou des émotions identiques à celles qui ont été vécues lors de leur stockage. Les distorsions cognitives (inférence, abstraction sélective, surgénéralisation, maximalisation, minimalisation, raisonnement dichotomique, personnalisation... ) expliqueraient la pathologie mentale.

Le thérapeute est actif et directif et garde avec le patient une bonne relation ; il lui est lié par un contrat prévoyant les résultats escomptés, et il encourage le patient à prendre un rôle actif. Ses interventions sont centrées sur l'ici et désormais. L'investigation sur les éléments cognitifs (pensées, images, comportements, émotions) induit un décentrement et par conséquent une métacognition qui rend envisageable la restructuration cognitive.

La formation aux Thérapies Comportementales et Cognitives (TCC), impliquant le statut de psychologue ou de psychiatre, peut être universitaire, en deux ou trois ans. Le psychothérapeute peut aussi se former par le biais de l'association française de thérapies cognitivo-comportementales (AFTCC), sur trois ans, laquelle est affilié à une association européenne cherchant à implémenter des standards assurant un gage de qualité.

Les psychothérapies d'inspiration systémiques

Icône de détail Articles détaillés : analyse systémique et théorie systémique.

Les psychothérapies d'inspiration systémiques peuvent être individuelles ou familiales.

Elles examinent les troubles psychologiques et comportementaux du membre d'un groupe comme un symptôme du dysfonctionnement du dit groupe (généralement la famille).

La thérapie familiale systémique implique un traitement du groupe et une participation de tous ses membres.

La thérapie systémique individuelle (Thérapie Brève de Palo Alto : P. Watzlawick, J. Weakland, D. Fich etc. ) diffère de la thérapie familiale dans le traitement. Elle a mis en évidence qu'il n'est pas indispensable de convoquer tout le groupe pour opérer un changement. Elle affirme qu'il est envisageable de modifier unilatéralement ses relations avec les autres membres du groupe; ce qui peut avoir un effet sur le fonctionnement du groupe.

Parmi les thérapies familiales de différentes natures, il y a les thérapies systémiques familiales élaborées par Paul Watzlawick, Donald D. Jackson et les autres dans une approche écosystémique. Jay Haley a contribué par des interventions inventives, étonnantes et paradoxales.

Pour changer un comportement, les thérapies systémiques proposent un «enveloppement stratégique», en agissant au niveau supérieur du contexte du comportement à modifier, plutôt que d'agir directement sur le comportement lui-même, à son niveau. Sun Tzu [10], a proposé d'attaquer la stratégie de l'adversaire, au niveau supérieur des règles de conduite, plutôt que de l'affronter directement au niveau de ses forces vives, pour transformer l'infortune en avantage et faire du chemin sinueux la route la plus directe. Dans cette perspective, la «théorie des contextes» d'Anthony Wilden [11] propose d'installer un nouveau contexte, tel que le comportement attendu puisse survenir, se maintenir et se développer comme une «réponse appropriée» à ce contexte. Cette «réponse appropriée» à l'environnement et au contexte est de l'ordre de l'explication cybernétique, en contraste à l'explication causale des thérapies behaviorales et psychodynamiques ou psychanalytiques.

Les thérapies systémiques familiales sont des pratiques enveloppées par un enchevêtrement de théories cybernétique, sémiotique et systémique. Elles sont cybernétiques en interprétant un comportement «anormal» comme idéalement adapté ou «normal» à un contexte et un environnement qui, eux, sont «anormaux». Ainsi, par exemple, la schizophrénie reconnue comme une maladie incurable et progressive de l'esprit d'un individu est totalement différente de la schizophrénie reconnue comme l'unique réponse envisageable à un contexte où la communication est absurde et intenable. Elles sont cybernétiques en intervenant non pas exclusivement sur le «malade» déclaré, mais sur l'environnement et le contexte «malades», au niveau supérieur de la gouverne ou de la commande.

Ces thérapies systémiques familiales sont sémiotiques en interprétant le comportement humain comme communication des signes, signifiants et significatifs, dans un contexte et considèrent les deux termes, communication et comportement, comme étant quasiment synonymes. Toute communication suppose un engagement dans une relation et définit par là et en même temps la manière dont les communicants conçoivent, souhaitent ou exigent et voient cette relation. Toute communication, alors, présente deux aspects : le contenu et la relation, tels que le second enveloppe le premier et , par conséquent, est une métacommunication localisée au niveau supérieur dans une hiérarchie de type logique, de contrainte ou de complexité. Dans l'intervention, elles attachent la plus grande importance à recadrer une relation, en lui attribuant d'autres significations et valeurs, de telle manière qu'elle apparaît complètement différente.

Ces thérapies familiales sont systémiques en prenant en compte, dans l'interprétation et dans l'intervention, la totalité des relations entre les niveaux de comportement ou d'ordres de réalité et entre le «patient» désigné et les membres de son environnement. Même si le patient ne veut pas assister aux séances de thérapie familiale, la modification de la dynamique interactionnelle familiale, grâce à l'influence active opérée sur le comportement des autres membres de la famille, peut conduire à un progrès énorme chez le patient, dont le symptôme n'est que l'expression de relations familiales pathogènes.

Les thérapies systémiques familiales sont centrées sur la formation du problème et considèrent les manifestations cliniques comme des aspects des processus en cours dans le dispositif interactionnel du «malade». Cette approche postule que la détresse psychologique et les symptômes résultent de la mauvaise «gestion» des événements marquants ou de «perturbations» intervenant dans ce dispositif familial. Une symptomatologie aiguë peut refléter une exacerbation de difficultés initiales résultant des tentatives bien intentionnées, rationnelles et raisonnables, mais inappropriées, mises en œuvre par le «malade» lui-même et son entourage.

Le cas type de ces tentatives bien intentionnées est la grande variété de conseils donnés à une personne déprimée qui ne font que renforcer et enraciner sa dépression, comme le bègue qui bégaie de plus en plus à force d'avoir peur de bégayer et l'insomniaque qui dort de moins en moins à force d'avoir peur de ne pas dormir. Les tentatives bien intentionnées, rationnelles et raisonnables seraient d'encourager l'un à parler lentement pour ne plus bégayer et l'autre à se reposer et ne penser à rien pour dormir. Dans ces deux cas de figure, le traitement paradoxal de ces thérapies consiste à prescrire le symptôme en demandant au bègue de bégayer toujours davantage ainsi qu'à l'insomniaque d'en particulier ne pas dormir.

L'exercice thérapeutique est principalement centré sur les tentatives de résolution déjà faites, sur ce qui a été déjà entrepris pour traiter les difficultés du «malade», plutôt que sur les difficultés elles-mêmes. Comme l'explication cybernétique est dite «négative» comparé à l'explication causale dite «positive, » ce travail thérapeutique est à «contrario» après l'observation de ce qui n'est pas et des «terribles simplifications», comme dans la dépression, le bégaiement et l'insomnie. Il s'agit, alors, de prendre des mesures pour empêcher le maintien, le développement et la reproduction des comportements qui entretiennent le problème et de recadrer ou redéfinir ce-lui-ci, mais aussi les buts que se sont fixés les personnes impliquées dans ce problème et les points de vue qu'elles ont jusqu'alors adoptés. Ce qui peut provoquer chez elles des comportements totalement différents.

Les thérapies systémiques familiales ne sont pas des thérapies dite de groupe, leur caractère familial veut dire qu'elles tiennent compte de l'implication de l'ensemble des membres qui composent la famille, mais ne traitent pas l'ensemble des membres en groupe. L'accent est mis sur la façon dont les autres membres de la famille (comparé au «malade» désigné) entretiennent un comportement perturbé. Ce qui ne veut pas dire qu'elles peuvent en tirer un quelconque profit, mais uniquement que les schémas (patterns) interactionnels, c'est-à-dire les règles d'interaction, une fois établis, ont tendance, à cause de leur fonction homéostasique, à s'auto-perpétuer. C'est à dire, ils maintiennent le dispositif d'interactions dans sa forme présente. Une approche systémique familiale n'exige pas que l'ensemble des personnes, composant le dispositif familial, assistent aux séances de thérapie. Un changement approprié dans un sous-dispositif entraîne fréquemment une évolution majeure du dispositif entier. Le «malade» désigné, à la limite, peut ne pas assister aux séances de thérapie.

Par problèmes, nous désignons des impasses, des situations inextricables, des dilemmes insupportables et ainsi de suite, qu'on crée et fait durer, fréquemment, en aggravant les difficultés initiales :

  1. soit par l'ignorance (signifiant à la fois ne pas savoir et ne pas vouloir savoir) de ces difficultés ;
  2. soit par la modification d'une difficulté inhérente à la situation en gardant constante la situation ;
  3. soit par une erreur de type logique en agissant au mauvais niveau, comme vouloir cesser de bégayer pour le bègue, dormir pour l'insomniaque, être joyeux pour le déprimé, tandis que le bégaiement, le sommeil et la joie sont hors de contrôle de la volonté.

Il y a également des conduites paradoxales dans les stratégies doubles ou multiples. Yves Barel [12] a séployé en compromis, compartimentage et double contrainte dans la reproduction sociale qu'on peut retrouver et utilisables dans les thérapies systémiques familiales de changement, de passage ou de transition qui sont des phénomènes paradoxaux dans la cœxistence indissociable et les références mutuelles du fluctuant et de l'invariant, de la différence et de la similarité. En effet, le changement est inconcevable, au vu de cette théorie, en dehors de la permanence ou de la stabilité et réciproquement, comme l'identification l'est en dehors de la différenciation. Le compromis n'est pas une conciliation, un moyen terme ou un produit «bâtard» ou encore un mythique «juste milieu», comme le veut le sens commun, qui consiste à rejeter les extrêmes ou «contraires» et prendre le reste.

La gestalt-thérapie

Icône de détail Article détaillé : gestalt-thérapie.

La Gestalt-thérapie se situe dans une optique dynamique. Elle s'intéresse au «processus», à l'aprécisément permanent entre un individu et son environnement. Cet aprécisément est par définition en perpétuel changement. Le terme Gestalt vient du verbe allemand gestalten, qui veut dire «mettre en forme, donner une structure».

La psychothérapie rogerienne et l'approche humaniste

Icône de détail Articles détaillés : Carl Rogers et Approche humaniste.

On utilise souvent le terme de psychothérapie rogerienne, ou de thérapie humaniste, même si le nom qu'en a finalement donné Rogers, et qui est repris dans le monde entier, est Thérapie Centrée sur le client puis Approche Centrée sur la Personne (A. C. P). Fondée par C. R. ROGERS, cette technique repose sur le postulat de l'existence d'une tendance actualisante positivement orientée, inhérente à tout organisme vivant (principe de complexité ou d'auto-organisation). La thérapie contribue au dépassement constructeur de tout ce qui s'oppose à cette tendance, venant de l'intériorisation des conditions de valorisation provenant des parents et du milieu. L'attitude est non directive, et le thérapeute œuvre à la qualité relationnelle en installant trois conditions de base : la considération (ou acceptation) positive inconditionnelle sans réserve ni jugement ; la congruence (il est authentique, sans masque ni façade)  ; et la compréhension empathique du monde subjectif et expérientiel du client. Il sollicite une prise de distance réflexive. Le processus thérapeutique contribue à un étayage qui promeut et renforce le potentiel d'actualisation du client.

Psychothérapie inspirée de l'école française

Icône de détail Articles détaillés : Analyse psychologique et Théorie du détour.

Quoiqu'aujourd'hui l'analyse psychologique de Janet ne soit plus appliquée, on constate un retour de cette approche clinique française[13]. L'objectif de cette psychothérapie est de «permettre à la personne de réactiver ses processus adaptatifs»[14], et ceci à moyen (quelques mois) ou à long terme (quelques années) suivant les besoins.

Le psychothérapeute issu de ce courant base son intervention sur l'analyse de la relation intersubjective (différent du transfert en psychanalyse) avec le patient, c'est-à-dire qu'il y a réelle interaction entre deux sujets à part entière, en prenant en compte «à la fois la psychogenèse et la structure du patient»[14]. C'est pour cela que le patient et son thérapeute sont en face à face.

La méthode des alcooliques anonymes (AA)
Icône de détail Article détaillé : Alcooliques anonymes.

Bien que réputée pour son application d'origine (le traitement de l'alcoolisme), la méthode des alcooliques anonymes tend à connaître des champs d'applications de plus en plus vastes sur l'ensemble des comportements d'addiction (alcool, drogue, jeu, etc. ). C'est une thérapie qui utilise le soutien par les pairs, à travers des réunions de groupe, généralement pour une durée indéfinie, l'arrêt de la fréquentation des groupes résultant fréquement par une rechute.

Le traitement proposé par les Alcooliques Anonymes aide l'acoolique non seulement à arrêter de boire, ainsi qu'à fonctionner dans la société après l'arret de consommation alcoolique.

L'EMDR

Icône de détail Article détaillé : EMDR.

L'EMDR (pour Eyes movement desensitization and reprocessing ou Désensibilisation et reprogrammation par les mouvements oculaires) est une technique thérapeutique courte qui emprunte à énormément d'autres psychothérapeutiques sans relever d'aucune surtout. On pourrait citer l'hypnose, mais l'ensemble des psychothérapies en relèvent peu ou prou, y compris la psychanalyse (Être allongé et parler à quelqu'un qu'on ne voit pas inaugure le plus souvent un état de transe), à la psychodynamique, aux thérapies cognitivo-comportementales, etc. Conçue pour traiter principalement les cas de stress post-traumatique par des stimulations sensorielles alternées, elle aborde actuellement la totalité de la nosologie. Créé par l'américaine Francine Shapiro, son protocole est particulièrement strict et codifié. Il consiste à identifier l'image traumatisante, la croyance (cognition) négative associée et la positive à installer. Il est aussi envisageable de travailler par des sons alternatifs sur chaque oreille ou par un «tapping» sur chaque main. Elle se situe dans une optique courte, compter le plus souvent dix heures au maximum pour guérir, apparemment définitivement, d'un traumatisme. Il semble que son efficacité soit due à des mécanismes psychoneurologiques, faisant intervenir autant le cortex que le dispositif limbique.

Le debriefing psychologique après un traumatisme psychique

Icône de détail Article détaillé : Débriefing (psychologie) .

Le debriefing psychologique est une intervention psychothérapique individuelle ou collective qui peut être proposée dans la période de deux à dix jours qui suit un traumatisme psychique. Différentes techniques existent, la technique nord-américaine étant assez différente de la technique francophone. Le debriefing vise à la fois à soulager la douleur psychique causée par le traumatisme, ainsi qu'à diminuer le risque de survenue ultérieure de complications psychiatriques (surtout d'un Trouble de stress post-traumatique) ou bien toujours à diminuer leur intensité. Il est le plus souvent suivi d'un second entretien. En France, le réseau des CUMP assure de tels soins dans le cadre du SAMU, mais de nombreux autres praticiens y sont aussi constitués.

Les psychothérapies de soutien

Icône de détail Article détaillé : psychothérapie de soutien.

Le terme de psychothérapie de soutien définit un objectif thérapeutique ne renvoie pas à une catégorie clairement définie de cures psychologiques. L'objectif sera simplement d'aider la personne à supporter ses symptômes ou ses problèmes généraux ; par conséquent cette forme de psychothérapie vise à apporter un soutien moral.

L'analyse transactionnelle (AT)

Icône de détail Article détaillé : analyse transactionnelle.
Les états du Moi (Parent/Adulte/enfant).

Éric Berne (1910-1970) psychiatre, après deux ans d'analyse avec Paul Federn, puis une seconde analyse avec Erik Erikson, voit sa candidature à l'institut de psychanalyse de San Franscisco rejetée. Il promeut alors une nouvelle méthode de psychothérapie : l'analyse transactionnelle (AT), qui est originellement une thérapie de groupe, dont l'objectif est de donner au patient l'accès à une connaissance psychologique. Face aux injonctions des parents, des décisions de l'enfant sont inscrites et peuvent donner lieu en AT a une re-décision, une re-programmation libérant la physis, pulsion créatrice universelle qui pousse au développement et au amélioration. L'analyse transactionnelle peut se voir adjoindre d'autres techniques : prescription de comportements, massages, relaxation, reformulations neutres, suggestion directe etc. Actuellement, l'AT est un ensemble de théories : personnalité (fonctionnement intra-psychique), communication (transactions relationnelles), organisation des dispositifs (fonctionnement des groupes et des organisations), supervision (méthodes et pratiques à l'adresse des psychothérapeutes). La théorie décrit des états du moi normaux ou pathologiques, dans la double dimension de l'expérience subjective et des comportements. La transaction est «l'aspect manifeste des échanges sociaux» en termes de stimulus réponse. Les modes de communication (manifestes, cachés ou à double fond) sont tributaires des états du moi. [15]

Cependant, cette pratique provoque des réactions négatives et des réactions en réponse des analystes transactionnels. C'est ainsi qu'on peut lire dans «The Script»[16], une revue d'information des analystes transactionnels, des échanges à propos de l'utilisation de cette pratique, et retranscrit partiellement dans un rapport de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires[17] (MIVILUDES)  :

Le rapport MIVILUDES «estime indispensable d'alerter le public une nouvelle fois sur les dangers qu'une pratique inappropriée de l'Analyse transactionnelle est susceptible d'engendrer» (p. 136). Mais précise qu'«il est évident que ce n'est pas l'outil qui doit être critiqué et a fortiori condamné. Mais la façon dont certains en ont usé ou en usent toujours devrait donner lieu à un encadrement plus attentif et plus rigoureux» (p. 144).

L'analyse transactionnelle est une importante source d'influence du coaching en France.

Les thérapies dites brèves

Ce terme de «thérapie brève» regroupe des pratiques particulièrement différentes, qui ont comme point commun une volonté de résultats rapides.

En effet, que se soit par un changement de paradigme (thérapie brève centrée sur la solution), en construisant une solution plutôt que de résoudre un problème, ou un croisement d'influences, métissage de pratiques, carrefour de théories, (psychothérapie intégrative), ou encore une méthode s'appuyant sur un travail sur le rêve-éveillé (Psychothérapie intégrative analytique), les thérapies brèves ont toutes comme parfait de soulager la souffrance du sujet le plus vite envisageable.

L'hypnose thérapeutique

Icône de détail Articles détaillés : hypnose, Hypnothérapie et hypnose ericksonnienne.

L'état d'hypnose est un état modifié de la conscience qui permet, selon les praticiens qui l'utilisent, un accès facilité à l'inconscient. Cet état est parfois utilisé par des thérapeutes pour parvenir à des changement, on parle alors d'hypnose thérapeutique. Il est important de comprendre que l'hypnose forme uniquement un outil qui permet, selon les hypnothérapeutes, d'accéder aux couches profondes de la personnalité. Il est par conséquent indispensable d'associer à «l'induction hypnotique» différentes interventions.

L'hypnose a été particulièrement utilisée au XIXe siècle, puis est tombée dans un relatif discrédit avec l'essor de la psychanalyse. Freud, en effet, utilisa l'hypnose pendant quelque temps, mais il critiqua ensuite son usage car il considérait qu'elle ne laissait pas au patient la possibilité de s'investir dans la cure. Actuellement, la psychanalyse critique cette méthode en mettant en cause un effet de déplacement symptomatique, qui se produirait quelque temps après sa disparition. Ceci serait le fait que la source du conflit n'est pas résolue. De nombreux praticiens poursuivirent et développèrent cependant son utilisation. En France, par exemple, les travaux de Léon Chertok et François Roustang ont une large audience.

L'hypnose ericksonnienne, qui a été mise au point par le psychiatre Milton Erickson, se définit par sa souplesse, le non-dirigisme, et l'usage abondant de métaphores pour décrire la situation du patient. C'est une thérapie brève, elle se situe dans une optique particulièrement courte : quelques mois pour une pathologie grave, quelquefois une seule séance pour un trouble mineur. Cette approche originale a influencé de nombreux thérapeutes. Elle est à l'origine de la programmation neuro-linguistique et a été reprise dans le cadre de pratiques aussi diverses que la sophrologie et les thérapies systémiques familiales. Ce dialogue interdisciplinaire et ces influences multiples ont vu le jour aux États-Unis où l'hypnose ericksonnienne jouit d'une bonne réputation. Elle est néanmoins vivement rejetée par les milieux psychanalytiques pour lesquels il est impossible d'amener le patient à comprendre rapidement les ressorts de son inconscient ainsi qu'à agir dessus efficacement sans un long travail introspectif.

La programmation neuro-linguistique (PNL)

Icône de détail Article détaillé : programmation neuro-linguistique.

Elle vise un travail sur l'adaptation au réel sans se préoccuper des causes des problèmes comportementaux et psychologiques rencontrés par des individus. Elle se situe dans une optique courte (on considère le plus souvent une durée de 6 mois pour des problèmes lourds).

Le thérapeute utilisant cette technique utilise la synchronisation, la reformulation, et les demandes de définition (que veut dire ceci pour vous?) afin d'établir une bonne communication avec le patient. Le recadrage ou l'utilisation de points d'ancrage seront utilisés dans un but thérapeutique.

Les thérapies utilisant une médiation

Les méthodes thérapeutiques qui utilisent une médiation, c'est-à-dire qui n'utilisent pas exclusivement la parole, ne sont pas à proprement parler des psychothérapies. Elles peuvent utiliser la création artistique, la danse, le corps. En voici une liste non exhaustive :

  • l'art-thérapie ;
  • l'éducation créatrice par la peinture d'Arno Stern ;
  • la danse-thérapie ;
  • l'hippothérapie, ou d'une façon plus générale la zoothérapie ;
  • la relaxation, fréquemment une étape avant une psychothérapie ;
  • la sophrologie ;
  • le training autogène de Schultz, une technique de relaxation thérapeutique visant un apaisement du stress et de l'anxiété, à travers l'obtention d'un état d'auto-hypnose, aussi utilisée par certains médecins dans un but d'aide au contrôle de l'anxiété et du stress chez les patients présentant une maladie physique, comme une pathologie cancéreuse, ou encore une maladie psychosomatique ;
  • le rêve-éveillé, utilisation de l'imaginaire et du symbolique via l'élaboration à l'état de veille de scénarios de type onirique.

Les psychothérapies de la mémoire retrouvée (TMR)
Icône de détail Article détaillé : Syndrome des faux souvenirs.

Ces thérapies sont dans la littérature nommées soit : TMR, thérapies de la mémoire refoulée ou retrouvée, TSR, thérapies des souvenirs refoulés, RMT, Repressed Memory Therapy, ART, Age Regression Therapy, DEP, Deep Emotional Therapy. … Quel que soit le terme, les objectifs sont les mêmes, retrouver par la thérapie à l'âge adulte, des souvenirs d'abus sexuels «refoulés» (au sens freudien), survenus dans l'enfance.

Selon E. Loftus, spécialiste américaine de l'étude de la mémoire (1997, «Le syndrome des faux souvenirs», Ed. Exergue) ou encore R. Webster, (1995, «Le Freud inconnu», Ed. Exergue), rien ne sert à prouver, en l'état actuel de nos connaissances, que le refoulement inconscient existe, ni qu'un souvenir retrouvé en psychothérapie soit vrai.

R. Webster constate : «A ce jour, on a été incapable de produire des preuves solides qu'un seul souvenir d'abus sexuel retrouvé en thérapie corresponde à de réels épisodes. On a par contre abondamment prouvé que la mémoire (en particulier la mémoire enfantine) est extragénéralement malléable et imprécise.» (1995, p. 484)

Aujourd'hui, ces pratiques thérapeutiques sont dénoncées par des scientifiques de renom, des associations professionnelles de psychiatres et de psychologues, qui vont jusqu'à les interdire à leurs membres, comme en Grande-Bretagne le Royal College of Psychiatrists.

Deux articles particulièrement documentés font le point sur les origines du syndrome des faux souvenirs et leur induction par des techniques psychothérapeutiques déviantes. Ils sont consultables en ligne.

Agapèthérapie

La thérapie en question, est pratiquée originellement au Québec. Elle se développe aussi en France et en Belgique. “Agapèthérapie” vient du grec : agapè = Amour de Dieu, thérapie = démarche de guérison avec l'aide d'un thérapeute. Agapèthérapie = Guérison par l'Amour de Dieu.

Dans les convictions de ces thérapeutes, des souvenirs ou traumatismes datant de la conception, d'avant l'apparition jusqu'à l'âge de 5 ans peuvent être la source de problèmes émotionnels ou mentaux actuels. Les Agapèthérapeutes prétendent guérir par une démarche d'aide, qui par certains côtés ressemble à des pratiques suggestives et charismatiques dites de l'«inner-child therapy» (de "l'enfant intérieur"). Des résultats négatifs ont été rapportés.

Autres formes de psychothérapies

A côté des principales approches évoquées ci-dessus, il existe de nombreuses pratiques psychothérapeutiques qui n'ont pas fait l'objet de validation scientifique et sont fortement contestées au sein même des psychothérapeutes. On peut ainsi citer en exemples :

Icône de détail Article détaillé : Développement personnel.

Les intervenants

Pas plus qu'il ne se réfère à une technique spécifique, le terme de psychothérapeute ne présage de la profession, ni des diplômes du praticien. Aussi est-il important de bien connaître les différents types de professionnels qui peuvent proposer des psychothérapies, et de se renseigner exactement quand on souhaite consulter un psychothérapeute.

  • Les psychologues sont titulaire d'une licence, d'une maîtrise et d'un DESS de psychologie (dit actuellement Master de sciences humaines mention psychologie). Ce titre universitaire est protégé par la loi française. Ils réfèrent leur pratique au code de déontologie des psychologues depuis le 22 mars 1996, garant de l'éthique de la psychologie.

La psychologie est une science humaine et dépend par conséquent de méthodologies différentes de la psychiatrie qui est issue de la médecine (sciences biologiques). Psychologues et psychiatres ont par conséquent une approche différente (quelquefois complémentaires, quelquefois antinomique) de la souffrance humaine. En effet, les psychologues ont une formation de haut niveau concernant la psychologie de l'individu (dans ses dimensions cognitives, émotionnelles, relationnelles) et de la dynamique des groupes humains. Le titre de psychologue, selon la spécialisation et le domaine d'intervention du praticien, peut par conséquent recouvrir un large spectre de pratiques. Entre le neuropsychologue qui va au moyen d'un bilan neuropsychologique, pouvoir formuler un diagnostic particulièrement précoce de démence, le psychosociologue intervenant en entreprise, le psychologue expérimentaliste en laboratoire qui étudie les mécanismes de la représentation mentale, le psychologue clinicien faisant des bilans, des groupes d'analyse ou des psychothérapies, les écarts peuvent être particulièrement larges.

  • Les psychiatres ont une formation de médecin : tronc commun pendant six années, puis quatre ans de spécialisation. Ils sont par conséquent habilités à des médicaments, et leurs consultations peuvent être remboursées car ce sont des consultations médicales (cependant, les psychiatres pratiquent quelquefois des techniques psychothérapiques dans lesquelles la participation financière du patient est censée avoir une vertu thérapeutique et demandent par conséquent un paiement sans remboursement). Les psychiatres exercent dans le public (hôpital, dispensaire, Centre Médico-Psychologique) ou le privé (cabinet, clinique). Le terme psychiatre ne présume pas de la technique thérapeutique utilisée (Cf. psychothérapies), mais du diplôme de docteur en médecine et de l'inscription au conseil de l'ordre des médecins. Ils sont soumis au code de déontologie médicale.
  • Les psychanalystes peuvent ou non être psychologues ou psychiatres. Ils ont suivi une formation psychanalytique, mais celle-ci n'est garantie par aucun diplôme. Par contre, leur affiliation à des mouvements psychanalytiques reconnus garantit la solidité de leur formation. Il ne faut pas hésiter à leur demander à quelle école ils appartiennent, ou à consulter les registres des différentes écoles de psychanalyse.
  • Les travailleurs sociaux, surtout au Canada, sont souvent constitués aux thérapies ou plus exactement au counseling.
  • Les services de secours d'urgence peuvent proposer des soins psychothérapiques. En France, c'est le cas avec les Cellules d'Urgence Médico-Psychologiques (CUMP voir Débriefing).
  • Certains thérapeutes n'appartiennent à aucune de ces catégories, rien ne garantit alors leur professionnalisme ni le cadre éthique de leur intervention, et c'est au patient de se renseigner alors exactement.

En Belgique

Depuis 5 ans, les ministres de la santé successifs ont décidé de légiférer les professions de santé mentale. Quatre d'entre elles sont tout spécifiquement visées : les psychologues cliniciens, les sexologues cliniciens, les ortho-pédagogues et les psychothérapeutes.

Différents projets ont été élaborés, mais aucun ne faisant l'unanimité n'a débouché sur une législation. En caricaturant légèrement les positions en présence, il y a principalement deux tendances : l'une considère que ces professions doivent être des professions de la santé (sans différenciation entre santé somatique et psychique) et , à ce titre, faire partie de l'arrêté 78 qui régit les professions médicales et paramédicales, l'autre pas.

En France

Les personnes morales (entreprise, association, institut…) peuvent être déclarées pénalement responsables dans les conditions prévues par l'article 121-2 du code pénal de l'infraction prévue à l'article L 4161-5 du code de santé publique.

Jusqu'à peu, en France, le titre de psychothérapeute ne faisait l'objet d'aucune réglementation et tout un chacun pouvait par conséquent s'en prévaloir sans formation ni contrôle de l'activité.

Le député UMP Bernard Accoyer a déposé un amendement visant à réglementer la profession, il est inscrit à l'article 52 de la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique.

Cette loi spécifie que «L'usage du titre de psychothérapeute est réservé aux professionnels inscrits au registre national des psychothérapeutes», seul les docteurs en médecine, les psychologues ayant obtenu le titre, «les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations»[18], mais aussi les psychothérapeutes ayant suivi une formation approfondie en psychopathologie ont le droit de figurer sur ce registre. Mais les décrets d'application n'étant pas encore publiés, cette loi reste non appliquée.

En France, les psychothérapies ne sont remboursées par la sécurité sociale ou les assurances maladies que si elles sont pratiquées par des psychiatres ou si elles sont effectuées dans un centre médico-psychologique.

Les problèmes principaux que pose cette absence réglementation actuelle :

  • la validation de leurs techniques et pratiques (efficacité de leurs outils, etc. ),
  • la validation de leur niveau de formation,
  • la délimitation réciproque du champ de leurs activités comparé à celle des autres professions pouvant être concernées :
  • les points et modalités de passage de relais entre les différentes professions pouvant être impliquées,
  • leur référence déontologique.

Au Luxembourg

Une particularité notable du Luxembourg, est qu'il n'existe pas d'instituts de formation psychanalytique[19] comme il en existe dans d'autre pays d'Europe par exemple.

Au Québec

Le titre de psychologue s'est vu consacré au Québec. La législation est claire et stipule les études nécessaires pour l'obtention du titre, les règles de déontologie mais aussi les diverses réglementations concernant les rouages internes de l'ordre professionnel des psychologues du Québec. Cependant l'acte de psychothérapie n'est pas un acte réservé. De nombreuses discussions ont eu lieu dans les années 2003-2004 auprès de divers ordres professionnels (psychologues, conseillers d'orientation, travailleurs sociaux, infirmières, ergothérapeutes). Ces discussions visent à statuer sur l'acte de psychothérapie dans le respect des spécificités de chaque ordre professionnel et pour protéger le public québécois. À noter que le titre de psychiatre s'est vu consacré légalement.

Les sexologues sont titulaires d'un baccalauréat et d'une maîtrise. Leurs études professionnelles les forment à utiliser plusieurs approches généralement et les spécialisent à deux approches plus spécifiques. Ils peuvent par conséquent intervenir avec une myriade de types de clientèles. Ils ne sont , pour le moment, soumis à aucun Ordre professionnel, mais des regroupements officiels existent pour garantir l'éthique de leur pratique. Au Québec, le RPSQ et L'APSQ peuvent apporter des informations sur les approches et pratiques de leur membres enregistrés.

En Suisse

Les titres de psychologue et de psychologue-psychothérapeute ne sont pas encore protégés en Suisse. Cela veut dire que tout le monde peut prétendre être «psychothérapeute» ou proposer des services «psychologiques», sans avoir aucune formation dans le domaine. Néanmoins, il est prévu qu'un avant-projet de loi soit soumis à consultation autour du début 2007, dans l'objectif de protéger les usagers et de permettre une reconnaissance aux professionnels. Aujourd'hui, l'unique manière pour les psychologues de faire valoir officiellement leur formation (licence universitaire suivie ou non d'une formation postgraduée) est de s'affilier à la Fédération Suisse des Psychologues (FSP), ce qui leur sert à porter le titre de «psychologue FSP» ou de «psychologue spécialiste en psychothérapie FSP», entre autres titres prévus. Hormis la FSP, il existe aussi l'ASP (Association Suisse des psychothérapeutes) qui donne le titre de psychothérapeute ASP, et qui permet que les prestations apportées par les psychothérapeutes ayant ce titre soit prises en charge par les assurance maladies, si ces traitements sont ordonnés par un médecin. La différence entre la FSP et l'ASP est que ces derniers acceptent des thérapeutes non-universitaires ou universitaires d'autres branches que la psychologie. Notons enfin que les cantons ont pour la majorité une loi sanitaire qui réglemente l'autorisation de pratique de la psychothérapie non-médicale (Vaud, Genève, Neuchâtel, etc. ).

En ce qui concerne les psychiatres, leur titre est protégé depuis longtemps.

L'évaluation des psychothérapies et la recherche

Icône de détail Article détaillé : Évaluation des psychothérapies.

L'importance de la pertinence des pratiques relevant de la psychothérapie, tant pour les individus qu'au niveau collectif, justifie des actions d'évaluation et d'analyse d'efficacité même si elles sont complexes à réaliser[20]. Des études, dont le rapport INSERM[21] tendraient à prouver que certaines psychothérapies sont peu efficaces (la psychanalyse serait dans ce cas selon le rapport). L'institut a une grande expérience de la méthodologie scientifique, mais pour les détracteurs de ce rapport, un biais méthodologique serait tout de même présent [22], [23]. Cela viendrait du fait que «l'INSERM, par sa culture professionnelle (la recherche médicale et biologique), a du mal à comprendre la différence entre clarifier un problème en vue de justifier des décisions à prendre et prouver une découverte ou un mécanisme physiopathologique. L'institut est plus à l'aise avec les maladies "à physiopathologie".»[24]

Jacques Van Rillær, l'un des auteurs du livre noir de la psychanalyse, insiste sur le fait que les psychanalystes, n'auraient aucun argument scientifique à avancer[25]. Il précise : «Pour répondre à l'étude de l'Inserm, les analystes ne sont pas en mesure de se situer au niveau scientifique. La réaction a par conséquent été la sempiternelle objection concernant l'impossibilité de mesurer le psychisme ou l'âme. Je dis bien «l'âme», car la psychanalyse ne s'intéresse guère aux comportements, mais uniquement aux profondeurs de "l'âme"»[26].

De plus, certains sondages semblent contredire aussi ce rapport scientifique d'évaluation. En effet, l'institut BVA a publié un sondage, piloté par Serge GINGER pour la Fédération Française de Psychothérapie et le magazine "Psychologies", [27] où les personnes suivant, ou ayant suivi une psychothérapie (soit 5, 2 % de la population adulte), l'évaluent de façon positive (voire particulièrement positive) à hauteur de 84%, tandis qu'ils sont parmi eux 30% à avoir suivi une psychanalyse ou une psychothérapie d'inspiration psychanalytique, 20% une thérapie comportementale, 40 % une psychothérapie humaniste, psychocorporelle ou intégrative, et 10% une thérapie familiale. Ce résultat apporte un soutien chiffré aux auteurs parlant de réussite subjective difficilement chiffrable, face aux arguments ainsi qu'à la démarche des scientifiques de l'INSERM.

Cependant la recherche sur les psychothérapies ne s'arrête pas là, et au delà des recherches consernant l'approfondissement des techniques par discipline, certaines questions les traversent telles que le consentement éclairé[28], qui peut, en effet, envisageablement s'appliquer à chacune des techniques psychothérapeutique.


Bibliographie

Sur l'histoire de la psychothérapie

Sur la psychothérapie

Sur l'évaluation

  • J. -M. Thurin & X. Briffault, limites et complémentarité des recherches d'efficacité potentielle et d'efficacité réelle : nouvelles perspectives pour la recherche en psychothérapie, L'Encéphale, 2006 ; 32 : 402-12.
  • J. -M. Thurin, M. Thurin & X. Briffault, Evaluation des pratiques professionnelles et psychothérapies, L'Information Psychiatrique, vol. 81, n° 1, Janvier 2006, pp. 39-47.
  • J. -M. Thurin, Limites de la médecine fondée sur des preuves et orientations actuelles ; une nouvelle génération des recherches en psychothérapies. Bulletin de psychologie, 2006 ; 59 (6)  :575-584.
  • M. Thurin, B. Lapeyronnie & J. -M. Thurin, Mise en place et premiers résultats d'une recherche naturaliste en réseau répondant aux critères actuels de qualité méthodologique. Bulletin de psychologie, 2006 ; 59 (6)  :591-6
  • J. -M. Thurin, Evaluer les psychothérapies : méthodes et pratiques, éd. Dunod, coll. psychothérapies, 2007 ISBN 9782100507085

Sur l'hypnose thérapeutique

Sur les considérations éthiques et le risque de dérive sectaire

Sur l'évaluation et la recherche

Notes et références

  1. ATILF, Psychothérapie, Cinquième édition. []
  2. Lucien Israël, Initiation à la psychiatrie. Paris ; New York : Masson, 1984. p. 180;
  3. Vernant J. P., Mythe et pensée chez les Grecs. Etudes de psychologie historique, 1971. [prés. en ligne];
  4. Yann Leroux, Psychothérapie psychanalytique, 10/05/2005. [lire en ligne]
  5. Henri F. Ellenberger, La vie et l'œuvre de Pierre Janet. Conférence prononcée à l'inauguration de l'Hôpital Pierre-Janet à Hull, le 12 septembre 1969. La substance de cette conférence est extraite du chapitre sur Pierre Janet dans le livre de Dr Henri F. Ellenberger The Discovery of the Unconscious : The History and Evolution of Dynamic Psychiatry. New York, Basic Books Inc., 1969. [lire en ligne]
  6. Dominique J. Arnoux, La psychanalyse des enfants. Site de la Société Psychanalytique de Paris. [lire en ligne]
  7. MIVILUDES, Les dérives sectaires, 2003, p. 50. [lire en ligne] (fr) [pdf]
  8. J. Ruiz C. Bulliard H. Delgado-Velez M. Egli, Des modèles théoriques aux stratégies thérapeutiques dans le suivi à long terme, Revue Médicale Suisse N°514. [lire en ligne];
  9. Bernard Brusset, Les psychothérapies psychanalytiques et le face à face. [lire en ligne];
  10. Sun Tzu, L'art de la guerre, 1972, Flammarion, Paris. Traduction française, de la version anglaise de Samuel B. Griffith qui est la référence à l'UNESCO pour ce classique chinois d'il y a 25 siècles;
  11. Anthony Wilden, The rules are no game. The strategy of communication, 1987, pp. 303-321;
  12. Yves Barel, "Le paradoxe et le dispositif. Essai sur le fantastique social", PUG, 1979
  13. «Bien des indices nous font penser qu'un mouvement de retour à Janet est en train de s'amorcer» (Docteur Henri F. Ellenberger, The Discovery of the Unconscious : The History and Evolution of Dynamic Psychiatry, New York, Basic Books Inc., 1969). [lire en ligne];
  14. ab Chabrier Lydia, Psychologie clinique, Hachette supérieur, 2006 ;
  15. Eric Berne, Que dites vous après avoir dit bonjour ?, éd. Tchou (1988)
  16. Crossman P., Keeping Transactional Analysis an Open system, in «The Script», Vol 35, n°5 juillet 2005, page 5.
  17. Rapport de la miviludes, p. 136, [lire en ligne];
  18. Légifrance, Cf art. 52 [lire en ligne]
  19. GERCPEA Groupe d'Étude et de Recherche Clinique en Psychanalyse de l'Enfant et de l'Adulte, Luxembourg. [lire en ligne]
  20. J-M Thurin, X. Briffaud, Distinction, limites et complémentarité des recherches d'efficacité potentielle et d'efficacité réelle : nouvelles perspectives pour la recherche en psychothérapie, in Revue L'Encéphale, 2006, cahier n° 1
  21. Synthèse du rapport INSERM;
  22. Roger Perron et al, Quelques remarques méthodologiques à propos du rapport Inserm «Psychothérapie. Trois approches évaluées». [lire en ligne];
  23. BARUCH Clarisse, Problèmes méthodologiques de l'évaluation des psychothérapies : A propos du rapport inserm, Psychiatrie française, 2004, vol. 35, no4, pp. 68-75. [prés. en ligne]
  24. Ehrenberg Alain, Malaise dans l'évaluation de la santé mentale, avril 2006, p. 101. [lire en ligne] [pdf]
  25. Van Rillær Jacques, Psychanalyse et évaluation. Un conte de fée français, revue Science et pseudo-sciences, n° 267 mai 2005. [lire en ligne].
  26. Van Rillær Jacques, Le «dressage pavlovien» des freudiens. Comprendre le conflit psychanalyse - psychologie scientifique, Texte remanié de la conférence donnée à l'occasion de l'Assemblée générale de l'AFIS, le 15 mai 2004, à l'Institut d'astrophysique de Paris. [lire en ligne]
  27. Institut BVA, La psychothérapie, avril 2001. [lire en ligne] [pdf];
  28. MARTA J. & LOWY F. H, Le consentement éclairé : un atout pour la psychothérapie ?, in Canadian journal of psychiatry, 1993, vol. 38, no8, pp. 547-551. [prés. en ligne];

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